

Goethe resta en effet toute sa vie attaché à l'uvre de Diderot. Dans ce contexte, n'oublions pas non plus les impulses directes données aux oeuvres de E.T.A Hoffmann (Le Chevalier Gluck) et Hegel (Phénomenologie de l'Esprit, 1806 (!)) par Diderot et ses oeuvres........................................................
Goethe et son éditeur Goeschen
projetèrent donc une édition simultanée - allemande
et française - du "Neveu". La traduction (complétée
par des commentaires relatifs aux Grands Hommes (de la littérature
française), crû nécessaires pour le public allemand)
fut publiée en mars 1805 (sous le titre allemand: "Rameaus Neffe"
). "De toute façon, cette traduction allemande servira en tant
que précurseur de l'Original français en ajoutant encore du
suspense à l'attente de sa publication [Goethe])".
Une petite remarque sur l'intégrité: En accord avec son ami
Schiller on a crû bien faire en tronquant les expressions trop explicites.
La traduction (tirée à 1.500 exemplaires) ne se vendait pas
bien. Et pour la compréhension de ce qui suivra, il conviendrait
de mettre l'évolution de cette affaire dans son contexte historique
:
En effet, l'année 1805, se terminant par la bataille d'Austerlitz, voyait Napoléon au sommet de sa gloire. Ce qui suscitait, avec les paroles de Goethe à ce sujet " (en Allemagne) une haine passionnée envers la Frabce et sa, interdisant l'exécution du plan jusqu'à ces jours ".
Ce "plan" dont Goethe déplore l'impossibilité de mener à bonne fin - conséquence de la vente décevante de la traduction et prévoyant justement de publier le manuscrit français (que l'on tenait alors en mains!!!) - fut abandonné et le manuscrit retourné à St. Petersbourg par Wolzogen ( beau-frère de Schiller déjà cité). L'infortune commecriale explique peut-être partiellement le "laisser aller" de Goeschen (et de Goethe) dans cette affaire, conduisant tout droit à d'autres épisodes de notre "roman".

